Balade pluvieuse à Saint-Clar
Il pleuvait, il pleuvait, il pleuvait ce jour là, il pleuvait par intermittence et pas de petites averses. Il pleuvait de temps en temps quelques seaux d'eau histoire de nous réveiller. Peu importe. J'avais prévu de partir en balade en Lomagne et je n'allais pas renoncer à mon escapade. Je ne savais pas vraiment où j'allais aller puis je me suis dirigée vers là où la pluie semblait se calmer. C'est ainsi que je suis arrivée à Saint-Clar.
Une fois garée près de l'église, je me suis dirigée vers la place de Lomagne où j'ai aperçu une direction « Jardin du Fenouilla ». Par ici, attention, il est absolument interdit d'uriner !
J'adore les jardins quand il pleut. Je trouve toujours le vert bien plus intense et la végétation qui perle d'eau plus charmante. C'était un grand jardin arboré, dans lequel je ne suis pas allée car l'escalier en pierre qui y menait était trempé et je n'avais pas envie de me casser une jambe. Mais la vue d'ensemble m'a fait prendre un bain de verdure !
Je suis donc repartie vers le coeur du village apercevant en chemin l'enchevêtrement des toits, lampadaires, fenêtres jusqu'au clocher.
J'ai retrouvé à ma droite, un banc à une fenêtre fleurie que j'avais beaucoup aimé lors de mon premier passage à Saint-Clar. Et derrière moi, deux fenêtres exposaient fièrement leurs jardinières.
Je me suis ensuite engoncée dans une petite rue pour aller vers la vieille église du XI e siècle où se tenait une exposition photo. J'étais d'autant plus motivée d'y aller que la pluie recommençait à tomber rudement. C'est donc armée de mon parapluie que j'ai gravi les rues pavées de galets... et elles m'ont même souhaité la bienvenue !
Les roses qui débordaient des murs brillaient de jolies gouttelettes d'eau. Les fleurs égayaient les portes par ce temps grisonnant.
Et pas que les roses ! Je ne connais pas le nom de ces oblongues fleurs rouges, ou encore de ces grandes fleurs roses mais elles étaient tout aussi épatantes !
Un peu plus loin, un habitant avait préparé sa balade : son parapluie d'un bleu intense était prêt à être attrapé lorsque qu'il mettrait le nez dehors !
Je continuais mon chemin, découvrant d'autres choses comme ce vieux banc de bois déglingué, lui aussi entouré de végétation ou comme ces grands arbustes à l'entrée des maisons de village.
Sous mes pieds, le sol pavé de pierres ruisselait au rythme de la pluie.
C'est là que je suis entrée dans l'ancienne église du XI e siècle où était installée une exposition de deux artistes dont Jean-Claude Bourgeat qui habite le village même. La rencontre a été très enrichissante car le personnage a visité le monde entier d'ailleurs son exposition qui se tenait jusqu'à la fin Juillet, proposait des photographies d'un peu partout dans le monde … mais aussi de la Lomagne ! Nous étions en outre bien d'accord sur un point : la luminosité est très intéressante quand l'orage arrive. C'est depuis ses 10 ans que Jean-Claude Bourgeat adore photographier... et quand il en parle, on sent encore cette intense passion dont peuvent faire preuve les enfants quand ils aiment quelque chose. C'était un très bon moment en tous cas !
Après avoir scruté toutes les photos de cette exposition ainsi que les jolis livres pour enfants que propose l'artiste, je me suis rendue dans le petit jardin qui se trouve juste en face, le temps de quelques photos …
Depuis le jardin, une jardinière intégrée au mur de l'église médiévale a attiré mon attention. Je ne suis pas allée voir de plus près puisque je suis repartie par l'autre entrée du jardin, mais je me demande s'il ne s'agit pas d'un enfeu.
J'ai continué mon exploration pluvieuse donc, trouvant sur mon chemin, une fenêtre rouge, assez usée, entourée de boiseries auxquelles la pluie avait donné une teinte plus foncée qu'à l'ordinaire.
Je suis partie ensuite vers la place de la Halle et ses couverts avec toujours des fleurs que ce soit au balcon ou sous les arcades !
En me retournant, j'apercevais le clocher que je venais de quitter et je me souvenais de l'exposition que je venais de voir.
Puis je me suis engagée dans une rue latérale à la place de la Halle : les fleurs, les volets bleus, les fenêtres, le chat qui ne semblait pas effrayé par la pluie...
… et les paysages au bout de la rue : le ténébreux du ciel, la verdure, tout était prenant.
Au coin d'un jardin, une petite niche abritait certainement des oisillons qui n'étaient pas encore prêt à voler ou à affronter la pluie.
Au loin, le patchwork campagnard était merveilleux, mélangeant arbre, verdure, foin et tournesol. Et plus près de moi, les toits resplendissaient à leur tour.
Je continuais ma route longeant un vieux portail et un banc de pierres enrubannés de feuilles.
Aux fenêtres, en hauteur, des pots de fleurs cherchaient l'admiration.
Je retrouvais encore ces paysages campagnards à la fois lumineux et ténébreux. Un régal !
Et encore et encore d'autres choses : une fontaine au bas d'une rue, le clocher de l'église, des trèfles couverts de gouttes, un camion chargé de foin et un drôle d'oiseau.
Puis en repartant vers ma voiture, pour ne pas changer, une rue fleurie … de toutes sortes, de toutes les couleurs et même un tournesol ! Et même une fenêtre à meneaux !
Et c'est ainsi que je terminais ma nouvelle balade à Saint-Clar pour d'autres aventures !




















































