Je gers, Tu gers, Il gers, Nous gersois...

Cela fait longtemps que j'y songeais, à faire un blog dédié au Gers. Dès que j'ai mis les pieds dans ce département j'ai été subjuguée par cette simple beauté campagnarde et ce calme d'or que je n'avais jamais connu ailleurs.

27 décembre 2009

L’escalier Monumental, l’arrêt provisoire des travaux ?

Ils avançaient plutôt bien, les travaux, et le résultat était plus que satisfaisant, puisque déjà, les deux rampes de la partie basse de l’escalier commençaient à faire le plus grand effet.


 

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Le travail semblait minutieux et excellent. Mais mauvaise nouvelle, les travaux sont arrêtés pour le moment. C’est ce que l’on apprenait dans un article de la dépêche du 9 Décembre ; en raison de la faillite de l’entreprise Real qui rénovait également la cathédrale, les travaux ont été stoppé net.


Un énorme coup dur pour le patrimoine auscitain, comme l’exprimait le groupe Facebook Gers, Gascogne. Encore est-il que la cathédrale est entière, mais l’escalier est en partie « détruit ». Heureusement la ville, comme l’indique un autre article de la Dépêche du 16 Décembre, a tiré la sonnette d’alarme pour trouver dans les plus brefs délais une solution et une autre entreprise de rénovation pour ne pas encore et encore retardé les travaux qui avaient mis du temps à démarrer !


Et aussitôt cherchée, aussitôt trouvée ! En suivant les épisodes de ces événements, j’ai récemment appris toujours via le fil d’actualité de La Dépêche à ce propos, que dès le 5 Janvier, les travaux de l’escalier monumental seront repris par l’entreprise THM, mais pour le moment, rien n’est précisé concernant la cathédrale…


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Affaire à suivre !


Articles de la Dépêche dans l’ordre chronologique :


http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/09/733376-Auch-Cathedrale-il-restait-a-peine-deux-mois-de-travail-pour-finir.html


http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/16/737877-Auch-Une-nouvelle-entreprise-designee-des-la-mi-janvier.html

http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/24/743504-Auch-Le-Pere-Noel-offre-TMH-a-l-escalier-monumental.html

Article associé :

L’escalier Monumental, un sacré chantier Auscitain

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16 décembre 2009

Les stalles de la cathédrale d’Auch


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C’est dans le chœur de la cathédrale d’Auch que se trouvent de belles stalles en bois, finement sculptées et qui épatent à coup sûr chaque visiteur. Le chœur est dans la cathédrale Sainte-Marie d’Auch comme un petit édifice à l’intérieur de la cathédrale, un espace clos, à part dont on ne peut rien voir de l’extérieur. Pour le découvrir, il faut y entrer. L’entrée est certes payantes mais peu onéreuse : 2 euros. Et nous savons tous que cet argent va à l’entretien du bâtiment et au personnel qui y travaille.


J’y suis entrée plusieurs fois. J’aime emmener des gens qui ne connaissent pas le Gers visiter la cathédrale et je les invite toujours à découvrir le magnifique chœur dont elle est dotée. Les fameuses stalles, dont je veux vous parler aujourd’hui, je les ai découvertes une première fois seule, j’en suis ressortie éblouie. Je les ai découvertes une seconde fois avec ma sœur, nous en sommes ressorties épatées, je les ai revues avec une amie, nous en sommes reparties enthousiasmées, je les ai observées à nouveau en compagnie de ma grand-mère, nous en sommes reparties étonnées, et enfin, lors des journées du patrimoine 2009, mon compagnon et moi avons eu la chance de nous intercaler dans un groupe qui bénéficiait d’une visite guidée du chœur et donc des stalles : un moment passionnant et surprenant. Ce chœur oppose à l’Est le superbe retable Pierre Souffron II au U formé par les stalles : un très beau contraste entre une œuvre de marbre et le bois.


 

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Vous l’avez compris, les 113 Stalles de la Cathédrale Sainte-Marie d’Auch font l’unanimité quand à leur exceptionnelle beauté. Mais qu’est-ce qu’une « Stalle » ?


Le mot « Stalle » est dérivé du latin médiéval « Stallum » lui-même dérivé d’un mot franc « stal » qui signifiait « position, demeure ». Le latin médiéval « Stallum » a fait évoluer le mot vers une signification plus religieuse puisqu’il voulait dire « siège de l’église ». Sur ces sièges, s’installaient (tiens, « installer » aurait-il la même origine ?). Devenu « estal » en ancien français, le mot a conservé la même signification jusqu’à aujourd’hui. Les stalles sont donc des sièges en bois qui se trouvent autour du chœur d’une église et sur lesquels s’asseyaient les ecclésiastiques.


Comme dans toute organisation humaine, elles obéissent à une hiérarchie : dotées de deux étages, elles accueillaient en haut les chanoines, les évêques et les rois et en bas les titres moins importants. Les stalles possèdent ce que l’on appelle des « miséricordes » : ce sont de petits systèmes astucieux et amovibles qui permettaient aux ecclésiastiques de s’appuyer discrètement du fait que les cérémonie, les prières et autres événements qui se déroulaient là, prenaient beaucoup de temps et que la position debout pouvait s’avérer être difficile à tenir en continuité.


Les stalles ne forment pas entre elles un « banc » commun, elles sont chacune séparées d’une paroi et d’accoudoirs.  Elles sont en général toujours dotées de décorations, sculptures, ornements particuliers. Quant aux stalles pour les rangs plus élevées elles sont souvent plus décorées, composées d’un haut dossier ou d’un baldaquin finement sculpté.


Parmi ces sièges, il y en a toujours une ou deux plus impressionnantes que les autres car elles étaient réservées personnellement à l’abbé ou à l’évêque … elles sont même plus richement ornées que celles destinées aux rois ! C’est dire comme chaque stalle révèle la position hiérarchique de celui qui l’occupe : plus elle est importante et décorée, plus il s’agit d’une personne de haut rang ecclésiastique donc.


Revenons-en maintenant aux fameuses stalles de la cathédrale d’Auch. Fameuses et magnifiques. Le secret de leur exceptionnelle esthétique réside dans leur mode de fabrication : du cœur de chêne était longuement trempé dans l’eau et devenait plus malléable, plus modifiable, plus facilement sculptable. Cette technique permit de pouvoir faire, à certains endroits, quasiment de la dentelle et d’ainsi réaliser un ensemble de stalles comportant plus de 1500 éléments différents : chaque stalle est unique !

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De nombreux thèmes sont abordés dans ces représentations. Evidemment, on assiste à énormément de scènes de la Bible, mais on y croise aussi  des épisodes de la mythologie, des monstres, des références aux religions païennes, beaucoup de faune et de flore ainsi que l’univers de la chevalerie.


Mais qui est/sont le/les talentueux auteurs de ces stalles ? On ne le sait pas vraiment, ce serait l’œuvre de compagnons sculpteurs libres. L’ensemble aurait été achevé et mis en place par un certain Dominique Bertin, sculpteur toulousain ai milieu du 16 ième siècle.


Comme dans toute œuvre religieuse un message y est délivré.C’est ce qu’expliquait le guide lorsque j’ai revisité les lieux avec mon compagnon. Il y a une histoire qui y est racontée, chose que l’on ne retrouve pas dans les stalles des autres cathédrales. Sur les hauts dossiers y est raconté la vie des hébreux, et tous les événements marquants depuis Adam et Eve. Dans les stalles du bas, s’illustre la vie de Jésus de l’Annonciation jusqu’à la crucifixion. Ces représentations sont parsemées cependant de démons, de serpents, d’animaux malfaisants montrant la souffrance que peuvent endurer les hommes…

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Cette souffrance est largement supplantée par l’optimisme…une vie meilleure apportée par la foi chrétienne évidemment (il faut bien prêcher pour sa paroisse !). La portée instructive des stalles n’est pas sans rappeler celle des vitraux d’Arnaud de Molles. De même que ces vitraux, lumineux et colorés, de part ce qu’ils présentent, sont porteurs d’enthousiasme, les stalles, enfermées au centre de la cathédrale symbolisent plutôt le profond combat qui anime l’homme comme ses démons, ses sentiments et les embûches de la vie…

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Et pourtant dans les stalles, la vie est célébrée par la multitude de personnages représentés, par l’anéantissement des éléments malfaisants notamment les serpents tués écrasés. A cela se mêle la fête avec des farandoles joyeuses, la présence de la musique, les décors.

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Quant à la présence de la mythologie, ce n’est pas une intrusion malvenue dans le culte chrétien, mais juste une ouverture à une autre culture car au XVI eme siècle on est en pleine période humaniste. De plus, les héros mythologiques sont représentés de manière inférieure aux personnages bibliques.


Mais comment a-t-on su reconnaitre certains personnages ? Le Chanoine Caneto a tenté cela au XIX e siècle mais des observations plus modernes ont modifié quelques données. Il aura fallu détailler les stalles, les scruter minutieusement, relire les textes, chanceux sont ceux qui on pu travailler sur un sujet aussi passionnant !

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A venir, un article complet sur le retable et un article avec plus de photos des stalles !


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05 décembre 2009

L’église Saint-Michel de Mauvezin : histoire et visite

C’est en revenant de chez le réparateur d’appareil photo numérique que j’ai pu tester les réparations de mon appareil en flânant dans Mauvezin. Pendant toute la balade, je pouvais apercevoir le très jolie clocher de l’église et je n’ai pas manqué d’aller voir ça de plus près.

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Ce clocher daterait du XIII è siècle et il est tout ce qui reste de la première église. C’est une construction tout à fait particulière : à la base le début d’une tour carrée, puis par-dessus,  une très belle tour octogonale percée de fenêtres flamboyantes.

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Mais au XVI e siècle les guerres ont détruit une très grosse partie de l’église qui ne sera rénovée qu’en 1829 : son corps prendra un simple et classique plan rectangulaire. On remarque bien la rupture entre le clocher et la façade crépie quand on en fait le tour !

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Je suis évidemment entrée à l’intérieur. J’ai découvert le maître d’autel de 1836, œuvre du toscan Vincenzio Ferri. Je ne suis pas fan de ce style mais chacun ses goût. Il représente l’archange michel victorieux face au dragon. La voûte est en harmonie avec la courbe de l’abside.  La coupole serait inspirée de celle du panthéon de Rome…


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Derrière on trouve les stalles gothiques du XV ième siècle emprunté à la belle église de Barran ainsi qu’une sculpture murale un peu trop rococo à mon goût.


 

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Il y a également dans l’église un très bel orgue du XIX e siècle…


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Et au niveau de la tour, une splendide sculpture sur laquelle je n’ai trouvé aucune information ….

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Sans oublier de jolis vitraux ...


 

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26 novembre 2009

Le château des comtes de Noé

Rencontré au cour d’un balade improvisée à L’Isle-de-Noé, ce château du XVIII e siècle m’avait particulièrement conquise et pourtant, en matière de châteaux, je préfère souvent les constructions médiévales ! Ce château du XVIII e siècle, vous l’avez compris, me fait craquer.


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Dans un article consacré au toponyme « Isle-de-Noé », le nom de « Noé » avait été mis en lumière : c’est en effet le nom de la famille qui hérita des lieux par alliance. Au milieu du XVIII e siècle cette famille décide de construire le château sur l’emplacement du château féodal.


 

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La propriété est belle, imposante, élégante et j’ai tout simplement adoré ses dimensions, sa configuration et notamment ses magnifiques escaliers doubles sur les deux grandes façades opposées. Les toits à l’impériale, ne sont pas en reste, tout comme la double enceinte et le très grand parc verdoyant qui aujourd’hui est ouvert au public et où les jeunes du village viennent s’amuser !


 

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J’aime le temps qui passe. Je doute qu’au XVIII e siècle le jardin fût ouvert à tous les enfants du village… cette ouverture à tous est bien la preuve que nous nous devons de sauvegarder et profiter de notre si riche patrimoine !


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20 novembre 2009

L'église romane de Sansan

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Découverte par hasard en prenant les petites routes qui me ramenaient au bercail...en voilà un édifice curieux, à la fois moderne et ancien que l’église de Sansan...église romane s’il vous plait ! Une église dont la construction originelle daterait du XI e siècle, même si certains pensent qu’elle fût d’abord un temple païen construit à l’époque gallo-romaine…cette drôle d’idée a été apportée à la fin du XIX e siècle par l’abbé Cazauran qui considère qu’une partie du bâtiment, plus tard recyclé en église, est l’un des plus important vestige du paganisme du pays. Très vite, l’idée est controversée car la tour a les caractéristiques de l’art roman et n’a pu, selon les spécialistes, voir le jour qu’au plus tôt au XI e siècle !


 

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Ceci étant, rien est impossible… il se peut fortement que les lieux aient pu, à l’époque Gallo-romaine, être investi d’un temple païen, étant donné que l’on est sûr que les bords du Gers ont été colonisées par ces peuplades mais il est difficile de croire que ce qui reste la tour soit aussi vieux !


Mais revenons-en à la construction elle-même. En en faisant le tour on remarque facilement les modifications que l’édifice a subi avec le temps. A l’entrée de l’église, sur la façade de la tour, on remarque des traces, des restes d’une portes, de murs, de la forme d’un arc, d’un toit, laissant penser que le corps et le chœur de l’église se trouvaient plutôt de ce côté.


 

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La tour quadrangulaire quant à elle, qui a pour fonction d’être le clocher de l’église, a des parties modernes et crépies qui laissent comprendre qu’elle a subi des rénovations plus ou moins récentes.


C’est au XIX e siècle qu’on rénove le tout, bâtissant de l’autre côté du clocher un sanctuaire flambant neuf qui a bien moins de charme, j’en suis sûre, que la construction romane originelle !


 

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Mais la conservation des vestiges anciens sur la tour permet aux visiteurs de pouvoir imaginer l’ancienne église… est-ce que je vous ai déjà parlé de l’importance de l’imaginaire dans la découverte de l’histoire et du patrimoine ? Oui oui bon, d’accord, on verra ça plus tard !


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01 novembre 2009

L’église Saint-Saturnin de Flamarens

Lors de mon premier passage à  Flamarens, j’avais particulièrement été charmée par la petite église, qui bien que presque en ruine, est d’une beauté étonnante.

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Très proche du château, on peut l’observer de la cour et des fenêtres de ce dernier, dans sa globalité.


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C’est le Seigneur Arnaud de Grossoles qui décide d’entamer la construction de l’église Saint Saturnin en 1520. Elle faisait partie du système défensif du château, leur ensemble était tout à fait particulier et unique en Gascogne. Cette fonction défensive lui avait surement été attribuée en raison de son emplacement, sur le haut  d’une colline, offrant ainsi une vue relativement panoramique sur une bonne partie des vallons de Lomagne au Sud et plus loin encore.

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En effet, le mur qui se trouvait au Sud était intégré au mur d’enceinte du village. Mieux ! Avait été construit tout contre le clocher-mur, une tour de guet avec meurtrières. Le caractère défensif donné à l’édifice ne fait plus aucun doute !

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Malheureusement, les affres du temps et du climat on fait subir à la belle église des dégâts considérables. Le mur Sud et une chapelle latérale se sont écroulés en janvier 2004. Il faut dire que l’église, étant dépourvue de toiture, subit les intempéries qui attaquent plus facilement les fondations-mêmes du bâtiment !

 

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Pour autant, ce n’est pas une ruine, non ! Non seulement parce que l’association des Amis de Flamarens fait son possible pour préserver les lieux et les restaurer malgré leurs faibles fonds, mais aussi parce que je trouve qu’elle a une sorte d’âme et qu’il y reste suffisamment d’élément pour y voir une église toute entière. Ainsi de la porte d’entrée, on peut admirer le chœur pentagonal, ses jolis chapiteaux, ses fresques murales visibles également d’une des fenêtres à l’Est.

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La question est : faut-il la restaurer et pourquoi la restaurer ? J’avoue que, dans l’état où elle est, elle a un charme fou, portant en elle l’Histoire avec un grand H, témoin du temps qui passe…à ciel ouvert. Aussi charmante soit-elle en l’état actuel, il faut se dépêcher de la restaurer pour que ce qu’il en reste résiste, car à ce rythme là, c’est bientôt que des souvenirs qu’il en restera ! Il faudrait d’abord consolider les fondations, refaire les murs et la charpente et le toit …

Et puis, le village retrouverait son lieu de culte ! Quoi de mieux que pouvoir se marier dans un si bel endroit ? Flamarens retrouverait un fort attrait touristique également qui permettrait de pouvoir continuer à entretenir ce patrimoine.

Mais pour ça, hélas, il faut des centaines de milliers d’euros … Trop d’argent pour une petite commune de 150 habitants ! Entreprises, particuliers, amoureux du gers, du patrimoine, aidez les amis de Flamarens dans leur élan si vous le pouvez ! Pour en savoir plus, visitez leur site :

http://www.amisdeflamarens.net/

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19 octobre 2009

La Basilique Saint-Fris (1) : Histoire.

Le 1 er Mai 2009, après une visite de la belle Montesquiou, j’avais décidé de me rendre à Lupiac, en passant par Castelnau-d’-Anglès… mais j’ai réussi à me perdre sur les petites routes gersoises et je me suis finalement retrouvée pas très loin de Bassoues, cité très connue pour son impressionnant donjon. Pourtant, légèrement en contrebas, à l’ombre du fameux donjon, se trouve un édifice religieux qui a largement attiré mon attention alors que je faisais une pause au lac de Saint-Fris, bien en face du village : la basilique Saint-Fris.

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Curieuse et enjouée, je me suis rendue jusque là, espérant découvrir de jolies choses, comme à chaque fois que je pars en exploratrice dans mon Gers adoré. Je me suis garée sur le parking qui jouxte la basilique. Et j’ai poussé la grille pour découvrir les lieux de plus près.


 

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La basilique Saint-Fris a une longue histoire fondée sur une légende. Elle est , comme son nom l’indique, dédiée à Saint-Fris, neveu e Charles Martel et dont on retrouve beaucoup le nom alentours notamment au lac et à la chapelle d’en face (j’y reviendrai). C’est parait-il en 732 que Saint-Fris a marqué l’histoire de la Gascogne, puisqu’il y est mort en héros : alors que les sarrasins avaient eu raison des francs à Lupiac, la troupe de Saint-Fris ralliée évidemment aux francs, s’est opposée vindicativement à l’ennemi. Les francs sont victorieux dans la bataille, mais Saint-Fris est frappé d’une flèche fatale ce qui fera de lui un saint.

Enterré rapidement dans un coin, on retrouve ses ossements au X e siècle et ces reliques sont placées dans un cercueil et déposées dans l’église de la Tapia qui devait se trouver à peu près à l’endroit où se trouve actuellement la basilique. L’église prend vite le nom de Saint-Fris d’ailleurs quand les moines bénédictins de Pessan décident d’établir un prieuré tout autour.

Le monument connut bien des dommages. Entre les seigneurs du coin qui mirent à la porte les moines qui l’occupaient, la bataille entre les clunisiens et les moines de Pessan pour mettre la main sur l’édifice, l’incendie causé par les Huguenots après avoir été restauré et redoré au XVI e siècle et les détériorations provoquée en 1793, la basilique aurait pu être abandonnée et mourir dans ses ruines.

Elle revoit le jour en 1880, rénovée, reconstruite, elle renait de ses cendres. Et il est aujourd’hui possible de pouvoir l’admirer...

La suite de la visite avec quelques explications architecturales, c'est pour dans quelques jours !

Article associé :

Balade pluvieuse à Bassoues !

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06 octobre 2009

Le château de Montégut

Je l’avais découvert d’un coup d’œil, alors que je roulais vers une zone industrielle et commerciale auscitaine. J’avais détourné mon chemin pour tenter de le voir de plus près. J’étais montée jusque dans le village, mais impossible de se balader autour et de l’autre côté de la colline, du bas de la route, on ne l’apercevait pas bien car il était enfoui dans les arbres.

Avant-hier, après une balade à Pessan, je suis venue jusque là, me disant qu’avec l’automne commençant les arbres ne le cacheraient peut être pas autant. J’ai donc pris une belle petite route campagnarde, puis à un moment, avant d’aller jusqu’à Montégut, j’ai bifurqué sur la droite, persuadée que sur le haut de la petite colline que je m’apprêtais à gravir au volant de ma petite voiture, j’allais apercevoir le château. Et j’avais raison, derrière un pan de colline blond, il surgissait, donnait même l’impression de faire partie de cette même colline alors qu’il est perché sur une colline un peu plus lointaine. Effet d’optique. Dommage pour les fils électriques.

 

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J’ai fait demi-tour et je suis repartie sur la bonne route pour Montégut. De la petite route le château surgissait encore sur son rocher.

 

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Ce château aurait été construit au XIII è siècle. C’était à l’époque un « Château gascon » typique avec un corps rectangulaire et deux tours carrées au nord. Il était la propriété de la famille des Polastron. Si on voit encore la silhouette rectangulaire, il n’y a plus qu’une tour.


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Le château a vu défilé de nombreux propriétaires qui ont chacun apporté leurs modifications: le château a été agrandit, remanié. A partir de 1806, il est vendu à Me J.P Barada de Auch, le château appartient encore à cette famille qui a aménagé une belle terrasse en diminuant les bâtiments. Une balustrade entoure élégamment la terrasse qui fait surgir au nord et au sud, deux magnifiques échauguettes au toit piquant le ciel …

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03 octobre 2009

La chapelle du Hameau de Pis

C’était, il me semble, le 30 Avril. Oui, il m’arrive parfois de laisser quelques sujets de côté pour les périodes où je ne sors pas beaucoup parce que je suis trop occupée par mon travail, prise par autre chose ou parce que le climat ne le permet pas.  Je trainais entre Bellegarde et Bezues-Bajon quand j’ai aperçu un panneau indiquant « Chapelle de Pis ». Je me suis garée devant le bâtiment, avant d’entrer dans une propriété privée. La grille était fermée, je n’ai donc pas pu y rentrer.


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Cette jolie petite chapelle est une construction du XVI e siècle avec ce que l’on appelle « un clocher mur », c'est-à-dire un clocher formé d’un seul pan de mur, dans lequel sont creusés les emplacements des cloches. J’ai toujours aimé ce type d’architecture à la fois simple et jolie. Autour du clocher se trouve un « abat-son » qui aident à chasser la pluie, la neige ou encore la grêle, de créer une ventilation au niveau des charpentes et de permettre au son des cloches d’être renvoyées vers le sol, cette dernière fonction était surement la fonction « originel » d’où le nom d’ailleurs d’ « abat-son » .


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Il parait que l’intérieur est magnifique : de belles peintures murales et des sols décorés de lys et de rosaces accueillent le visiteur. Malheureusement je n’ai pu y entrer !

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28 septembre 2009

L’Eglise de Mouchan : visite et histoire.

Début Juillet 2009, en allant de Vic Fezensac vers Condom je m’étais arrêté au bord de la route, à Mouchan, en apercevant une superbe croix en fer forgée. J’en ai donc pris quelques photos et en me retournant, j’avais pu admirer le panorama sur le village de Mouchan duquel surgissait une magnifique église romane fortifiée. Ni une ni deux, me fichant de l’heure qu’il était, j’ai filé droit vers l’édifice pour éventuellement le visiter.


 

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Je découvre donc l’église et le village seule pour commencer. Des bâtiments tout en pierres et fleuris entouraient l’église. J’ai particulièrement apprécié ce grand clocher carré et sa belle abside.


 

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Arrivée presque à l’entrée de l’église pour voir si je pouvais y pénétrer, une jeune fille m’accoste. « Vous pouvez entrer visiter si vous voulez ! ». Avec plaisir. J’entre donc et commence à visiter. Je trouve les vitraux jolis et une grande porte m’intrigue.


 

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Quand soudain, et je pense que ça lui brûlait les lèvres mais qu’elle n’osait pas me le demander, elle dit doucement quelque chose que je ne comprends pas. Je la fais répéter, lui disant pour la détendre que parfois je suis dure de l’oreille. « Si vous voulez, pour 3 euros, je peux vous faire une visite guidée ». Je dis d’accord. On revient à l’entrée, elle me donne un ticket de visite et me précise que ça lui fait plaisir parce qu’elle ne connait pas encore bien son texte et que ça va lui permettre de se faire la main ! J’en suis ravie. La jeune fille, âgée d’à peine 18 ans, me semble-t-il m’emmène à l’extérieur une petite fiche cartonnée jaune à petits carreaux à la main.


Elle bafouille un peu. Elle veut s’appliquer, elle est touchante et a l’air tellement contente d’avoir un visiteur que je l’écoute avec grande attention. J’ai ainsi appris beaucoup de choses sur la petite église.


Dès l’Antiquité, les lieux étaient habités et même dès la préhistoire ! On a retrouvé sur place les traces d’une villa romaine qui appartenait à un certain Muscius  (j’y reviendrai dans un article à caractère onomastique) mais également des souvenirs préhistoriques.


Edifiée au XI e siècle par des moines bénédictins, elle dépend, dès 1089, du prieuré clunisien de Saint-Orens  d'Auch car elle est directement sur le chemin de Compostelle (appelé la via Podensis). On décide alors de la reconstruire pour qu’elle puisse accueillir comme il se doit les moines et un grand nombre de pèlerins. Cette transformation engendre également la transformation du village qui se fortifie de murailles et de fossés.


La guerre de Cent ans prend place. Le village se fortifie un peu plus, ajoutant à ses défenses des tours de guets, des remparts, des tours ponts, pour résister à l’ennemi. Mais le passage du Prince Noir (Edward Plantagenet) sera dévastateur pour le village de même qu’en 1569, les troupes de Montgomery détruisent le prieuré, le clocher et l’église.


Au XIX e siècle, même si Mouchan n’est plus sur la route de Compostelle en raison de la construction du Pont d’Artigue, l’église est restaurée. On remarque d’ailleurs très bien, en observant les murs, les différences de pierres et les limites de reconstructions.


 

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Après un petit aperçu historique, nous avons continué la visite à l’extérieur pour arriver devant ce qui constituait l’entrée originelle de l’église : murée, probablement par sécurité, elle est magnifiquement constituée de trois arcs. La jeune guide m’a fait remarquer le squelette d’une petite porte carrée dans le mur. M’expliquant que le terrain à l’extérieur avait du remonter… même si à l’époque les gens était plus petit, il est certain que la terre avait englouti un peu du mur, puisque pour entrer dans l’église, on doit descendre des marches.


 

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Nous nous sommes attardées ensuite sur les modillons, qui sont des éléments architecturaux destinés à soutenir une corniche et qui sont sculptés contrairement aux corbeaux et très présent dans l’architecture romane.

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La demoiselle, prend un petit sourire sur le coin des lèvres. Elle me fait remarquer que certains d’entre eux ont une thématique érotique. Notamment avec celui qui représente l’intimité d’une dame, un autre qui représente un couple enlacé et un troisième qui met en scène un homme se donnant lui-même du plaisir. On a encore jamais trouvé la véritable symbolique et le but de ces représentations. Peut être est-ce pour montrer qu’à l’extérieur de l’église tout n’est que péché ?  J’en doute. Il y a peut être bien une volonté éducative, après tout, cela fait partie des choses de la vie.


 

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Nous voici devant l’abside et sa magnifique fenêtre arquée et son vitrail. Sur les côtés, deux colonnettes enlacées d’un serpent avec par-dessus deux chapiteaux représentant le feuillage et une corniche à billette.

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La jeune fille me fait remarquer qu’on trouve sur les murs de cette abside et sur celui de l’absidiole, des marques de tacherons. Ce sont des signes géométriques qui étaient particuliers à chaque tailleur de pierre. Ils signaient la pierre de cette marque pour déterminer la quantité de travail qu’il avait abattu et recevoir en fonction de cela, son salaire.


 

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Comme on n’en a pas trouvé dans les pierres de la tour, il parait évident que l’église avait été construite après la tour, tout autour. Cette tour carrée daterait de la fin du XI e siècle donc un peu avant la construction de l’église, évidemment, elle devint bien plus tard son clocher, mais elle avait à la base un rôle défensif comme toute belle tour carrée fortifiée qui se respecte.


 

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Nous sommes alors rerentrées dans l’église, pour la visite rapide de l’intérieur. L’église est en forme de croix grecque. Nous nous sommes dirigées vers une statue gisant sur le mur du fond. Il s’agissait de Saint Austregisille, dit aussi Saint Austrégésile et également nommé Saint Austrille, qui est le saint patron de l’église et invoqué contre les maladies nerveuses. Il est également représenté sur l’un des vitraux.


 

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Concernant , le reste de l’église, je ne me souviens plus de ce qui m’a été raconté, il me semble que c’était beaucoup de précisions architecturales, notamment concernant la voûte en berceau refaite en briques de plâtre en 1843, les chapiteaux sculptés et les angelots qui servaient à soutenir des statues.


 

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En repartant vers la porte d’entrée, j’ai découvert des morceaux de fresques sur un bout du bâtiment relié à la tour.


 

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Une visite très agréable donc, avec une guide très soucieuse de bien faire son travail ! Je suis sûre qu’à la fin de l’été elle devait maitriser parfaitement son texte ! De toutes manières je m’en fichais qu’elle lise ou non une fiche, l’important c’est qu’elle y mettait du cœur ! Si elle passe par hasard par ici, je la remercie de son énergie, sa gentillesse et sa gaieté !

Posté par wawaa à 15:44 - Histoire et géographie gersoises - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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