Je gers, Tu gers, Il gers, Nous gersois...

Cela fait longtemps que j'y songeais, à faire un blog dédié au Gers. Dès que j'ai mis les pieds dans ce département j'ai été subjuguée par cette simple beauté campagnarde et ce calme d'or que je n'avais jamais connu ailleurs.

01 novembre 2009

L’église Saint-Saturnin de Flamarens

Lors de mon premier passage à  Flamarens, j’avais particulièrement été charmée par la petite église, qui bien que presque en ruine, est d’une beauté étonnante.

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Très proche du château, on peut l’observer de la cour et des fenêtres de ce dernier, dans sa globalité.


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C’est le Seigneur Arnaud de Grossoles qui décide d’entamer la construction de l’église Saint Saturnin en 1520. Elle faisait partie du système défensif du château, leur ensemble était tout à fait particulier et unique en Gascogne. Cette fonction défensive lui avait surement été attribuée en raison de son emplacement, sur le haut  d’une colline, offrant ainsi une vue relativement panoramique sur une bonne partie des vallons de Lomagne au Sud et plus loin encore.

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En effet, le mur qui se trouvait au Sud était intégré au mur d’enceinte du village. Mieux ! Avait été construit tout contre le clocher-mur, une tour de guet avec meurtrières. Le caractère défensif donné à l’édifice ne fait plus aucun doute !

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Malheureusement, les affres du temps et du climat on fait subir à la belle église des dégâts considérables. Le mur Sud et une chapelle latérale se sont écroulés en janvier 2004. Il faut dire que l’église, étant dépourvue de toiture, subit les intempéries qui attaquent plus facilement les fondations-mêmes du bâtiment !

 

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Pour autant, ce n’est pas une ruine, non ! Non seulement parce que l’association des Amis de Flamarens fait son possible pour préserver les lieux et les restaurer malgré leurs faibles fonds, mais aussi parce que je trouve qu’elle a une sorte d’âme et qu’il y reste suffisamment d’élément pour y voir une église toute entière. Ainsi de la porte d’entrée, on peut admirer le chœur pentagonal, ses jolis chapiteaux, ses fresques murales visibles également d’une des fenêtres à l’Est.

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La question est : faut-il la restaurer et pourquoi la restaurer ? J’avoue que, dans l’état où elle est, elle a un charme fou, portant en elle l’Histoire avec un grand H, témoin du temps qui passe…à ciel ouvert. Aussi charmante soit-elle en l’état actuel, il faut se dépêcher de la restaurer pour que ce qu’il en reste résiste, car à ce rythme là, c’est bientôt que des souvenirs qu’il en restera ! Il faudrait d’abord consolider les fondations, refaire les murs et la charpente et le toit …

Et puis, le village retrouverait son lieu de culte ! Quoi de mieux que pouvoir se marier dans un si bel endroit ? Flamarens retrouverait un fort attrait touristique également qui permettrait de pouvoir continuer à entretenir ce patrimoine.

Mais pour ça, hélas, il faut des centaines de milliers d’euros … Trop d’argent pour une petite commune de 150 habitants ! Entreprises, particuliers, amoureux du gers, du patrimoine, aidez les amis de Flamarens dans leur élan si vous le pouvez ! Pour en savoir plus, visitez leur site :

http://www.amisdeflamarens.net/

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19 octobre 2009

La Basilique Saint-Fris (1) : Histoire.

Le 1 er Mai 2009, après une visite de la belle Montesquiou, j’avais décidé de me rendre à Lupiac, en passant par Castelnau-d’-Anglès… mais j’ai réussi à me perdre sur les petites routes gersoises et je me suis finalement retrouvée pas très loin de Bassoues, cité très connue pour son impressionnant donjon. Pourtant, légèrement en contrebas, à l’ombre du fameux donjon, se trouve un édifice religieux qui a largement attiré mon attention alors que je faisais une pause au lac de Saint-Fris, bien en face du village : la basilique Saint-Fris.

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Curieuse et enjouée, je me suis rendue jusque là, espérant découvrir de jolies choses, comme à chaque fois que je pars en exploratrice dans mon Gers adoré. Je me suis garée sur le parking qui jouxte la basilique. Et j’ai poussé la grille pour découvrir les lieux de plus près.


 

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La basilique Saint-Fris a une longue histoire fondée sur une légende. Elle est , comme son nom l’indique, dédiée à Saint-Fris, neveu e Charles Martel et dont on retrouve beaucoup le nom alentours notamment au lac et à la chapelle d’en face (j’y reviendrai). C’est parait-il en 732 que Saint-Fris a marqué l’histoire de la Gascogne, puisqu’il y est mort en héros : alors que les sarrasins avaient eu raison des francs à Lupiac, la troupe de Saint-Fris ralliée évidemment aux francs, s’est opposée vindicativement à l’ennemi. Les francs sont victorieux dans la bataille, mais Saint-Fris est frappé d’une flèche fatale ce qui fera de lui un saint.

Enterré rapidement dans un coin, on retrouve ses ossements au X e siècle et ces reliques sont placées dans un cercueil et déposées dans l’église de la Tapia qui devait se trouver à peu près à l’endroit où se trouve actuellement la basilique. L’église prend vite le nom de Saint-Fris d’ailleurs quand les moines bénédictins de Pessan décident d’établir un prieuré tout autour.

Le monument connut bien des dommages. Entre les seigneurs du coin qui mirent à la porte les moines qui l’occupaient, la bataille entre les clunisiens et les moines de Pessan pour mettre la main sur l’édifice, l’incendie causé par les Huguenots après avoir été restauré et redoré au XVI e siècle et les détériorations provoquée en 1793, la basilique aurait pu être abandonnée et mourir dans ses ruines.

Elle revoit le jour en 1880, rénovée, reconstruite, elle renait de ses cendres. Et il est aujourd’hui possible de pouvoir l’admirer...

La suite de la visite avec quelques explications architecturales, c'est pour dans quelques jours !

Article associé :

Balade pluvieuse à Bassoues !

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06 octobre 2009

Le château de Montégut

Je l’avais découvert d’un coup d’œil, alors que je roulais vers une zone industrielle et commerciale auscitaine. J’avais détourné mon chemin pour tenter de le voir de plus près. J’étais montée jusque dans le village, mais impossible de se balader autour et de l’autre côté de la colline, du bas de la route, on ne l’apercevait pas bien car il était enfoui dans les arbres.

Avant-hier, après une balade à Pessan, je suis venue jusque là, me disant qu’avec l’automne commençant les arbres ne le cacheraient peut être pas autant. J’ai donc pris une belle petite route campagnarde, puis à un moment, avant d’aller jusqu’à Montégut, j’ai bifurqué sur la droite, persuadée que sur le haut de la petite colline que je m’apprêtais à gravir au volant de ma petite voiture, j’allais apercevoir le château. Et j’avais raison, derrière un pan de colline blond, il surgissait, donnait même l’impression de faire partie de cette même colline alors qu’il est perché sur une colline un peu plus lointaine. Effet d’optique. Dommage pour les fils électriques.

 

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J’ai fait demi-tour et je suis repartie sur la bonne route pour Montégut. De la petite route le château surgissait encore sur son rocher.

 

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Ce château aurait été construit au XIII è siècle. C’était à l’époque un « Château gascon » typique avec un corps rectangulaire et deux tours carrées au nord. Il était la propriété de la famille des Polastron. Si on voit encore la silhouette rectangulaire, il n’y a plus qu’une tour.


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Le château a vu défilé de nombreux propriétaires qui ont chacun apporté leurs modifications: le château a été agrandit, remanié. A partir de 1806, il est vendu à Me J.P Barada de Auch, le château appartient encore à cette famille qui a aménagé une belle terrasse en diminuant les bâtiments. Une balustrade entoure élégamment la terrasse qui fait surgir au nord et au sud, deux magnifiques échauguettes au toit piquant le ciel …

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03 octobre 2009

La chapelle du Hameau de Pis

C’était, il me semble, le 30 Avril. Oui, il m’arrive parfois de laisser quelques sujets de côté pour les périodes où je ne sors pas beaucoup parce que je suis trop occupée par mon travail, prise par autre chose ou parce que le climat ne le permet pas.  Je trainais entre Bellegarde et Bezues-Bajon quand j’ai aperçu un panneau indiquant « Chapelle de Pis ». Je me suis garée devant le bâtiment, avant d’entrer dans une propriété privée. La grille était fermée, je n’ai donc pas pu y rentrer.


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Cette jolie petite chapelle est une construction du XVI e siècle avec ce que l’on appelle « un clocher mur », c'est-à-dire un clocher formé d’un seul pan de mur, dans lequel sont creusés les emplacements des cloches. J’ai toujours aimé ce type d’architecture à la fois simple et jolie. Autour du clocher se trouve un « abat-son » qui aident à chasser la pluie, la neige ou encore la grêle, de créer une ventilation au niveau des charpentes et de permettre au son des cloches d’être renvoyées vers le sol, cette dernière fonction était surement la fonction « originel » d’où le nom d’ailleurs d’ « abat-son » .


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Il parait que l’intérieur est magnifique : de belles peintures murales et des sols décorés de lys et de rosaces accueillent le visiteur. Malheureusement je n’ai pu y entrer !

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28 septembre 2009

L’Eglise de Mouchan : visite et histoire.

Début Juillet 2009, en allant de Vic Fezensac vers Condom je m’étais arrêté au bord de la route, à Mouchan, en apercevant une superbe croix en fer forgée. J’en ai donc pris quelques photos et en me retournant, j’avais pu admirer le panorama sur le village de Mouchan duquel surgissait une magnifique église romane fortifiée. Ni une ni deux, me fichant de l’heure qu’il était, j’ai filé droit vers l’édifice pour éventuellement le visiter.


 

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Je découvre donc l’église et le village seule pour commencer. Des bâtiments tout en pierres et fleuris entouraient l’église. J’ai particulièrement apprécié ce grand clocher carré et sa belle abside.


 

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Arrivée presque à l’entrée de l’église pour voir si je pouvais y pénétrer, une jeune fille m’accoste. « Vous pouvez entrer visiter si vous voulez ! ». Avec plaisir. J’entre donc et commence à visiter. Je trouve les vitraux jolis et une grande porte m’intrigue.


 

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Quand soudain, et je pense que ça lui brûlait les lèvres mais qu’elle n’osait pas me le demander, elle dit doucement quelque chose que je ne comprends pas. Je la fais répéter, lui disant pour la détendre que parfois je suis dure de l’oreille. « Si vous voulez, pour 3 euros, je peux vous faire une visite guidée ». Je dis d’accord. On revient à l’entrée, elle me donne un ticket de visite et me précise que ça lui fait plaisir parce qu’elle ne connait pas encore bien son texte et que ça va lui permettre de se faire la main ! J’en suis ravie. La jeune fille, âgée d’à peine 18 ans, me semble-t-il m’emmène à l’extérieur une petite fiche cartonnée jaune à petits carreaux à la main.


Elle bafouille un peu. Elle veut s’appliquer, elle est touchante et a l’air tellement contente d’avoir un visiteur que je l’écoute avec grande attention. J’ai ainsi appris beaucoup de choses sur la petite église.


Dès l’Antiquité, les lieux étaient habités et même dès la préhistoire ! On a retrouvé sur place les traces d’une villa romaine qui appartenait à un certain Muscius  (j’y reviendrai dans un article à caractère onomastique) mais également des souvenirs préhistoriques.


Edifiée au XI e siècle par des moines bénédictins, elle dépend, dès 1089, du prieuré clunisien de Saint-Orens  d'Auch car elle est directement sur le chemin de Compostelle (appelé la via Podensis). On décide alors de la reconstruire pour qu’elle puisse accueillir comme il se doit les moines et un grand nombre de pèlerins. Cette transformation engendre également la transformation du village qui se fortifie de murailles et de fossés.


La guerre de Cent ans prend place. Le village se fortifie un peu plus, ajoutant à ses défenses des tours de guets, des remparts, des tours ponts, pour résister à l’ennemi. Mais le passage du Prince Noir (Edward Plantagenet) sera dévastateur pour le village de même qu’en 1569, les troupes de Montgomery détruisent le prieuré, le clocher et l’église.


Au XIX e siècle, même si Mouchan n’est plus sur la route de Compostelle en raison de la construction du Pont d’Artigue, l’église est restaurée. On remarque d’ailleurs très bien, en observant les murs, les différences de pierres et les limites de reconstructions.


 

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Après un petit aperçu historique, nous avons continué la visite à l’extérieur pour arriver devant ce qui constituait l’entrée originelle de l’église : murée, probablement par sécurité, elle est magnifiquement constituée de trois arcs. La jeune guide m’a fait remarquer le squelette d’une petite porte carrée dans le mur. M’expliquant que le terrain à l’extérieur avait du remonter… même si à l’époque les gens était plus petit, il est certain que la terre avait englouti un peu du mur, puisque pour entrer dans l’église, on doit descendre des marches.


 

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Nous nous sommes attardées ensuite sur les modillons, qui sont des éléments architecturaux destinés à soutenir une corniche et qui sont sculptés contrairement aux corbeaux et très présent dans l’architecture romane.

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La demoiselle, prend un petit sourire sur le coin des lèvres. Elle me fait remarquer que certains d’entre eux ont une thématique érotique. Notamment avec celui qui représente l’intimité d’une dame, un autre qui représente un couple enlacé et un troisième qui met en scène un homme se donnant lui-même du plaisir. On a encore jamais trouvé la véritable symbolique et le but de ces représentations. Peut être est-ce pour montrer qu’à l’extérieur de l’église tout n’est que péché ?  J’en doute. Il y a peut être bien une volonté éducative, après tout, cela fait partie des choses de la vie.


 

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Nous voici devant l’abside et sa magnifique fenêtre arquée et son vitrail. Sur les côtés, deux colonnettes enlacées d’un serpent avec par-dessus deux chapiteaux représentant le feuillage et une corniche à billette.

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La jeune fille me fait remarquer qu’on trouve sur les murs de cette abside et sur celui de l’absidiole, des marques de tacherons. Ce sont des signes géométriques qui étaient particuliers à chaque tailleur de pierre. Ils signaient la pierre de cette marque pour déterminer la quantité de travail qu’il avait abattu et recevoir en fonction de cela, son salaire.


 

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Comme on n’en a pas trouvé dans les pierres de la tour, il parait évident que l’église avait été construite après la tour, tout autour. Cette tour carrée daterait de la fin du XI e siècle donc un peu avant la construction de l’église, évidemment, elle devint bien plus tard son clocher, mais elle avait à la base un rôle défensif comme toute belle tour carrée fortifiée qui se respecte.


 

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Nous sommes alors rerentrées dans l’église, pour la visite rapide de l’intérieur. L’église est en forme de croix grecque. Nous nous sommes dirigées vers une statue gisant sur le mur du fond. Il s’agissait de Saint Austregisille, dit aussi Saint Austrégésile et également nommé Saint Austrille, qui est le saint patron de l’église et invoqué contre les maladies nerveuses. Il est également représenté sur l’un des vitraux.


 

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Concernant , le reste de l’église, je ne me souviens plus de ce qui m’a été raconté, il me semble que c’était beaucoup de précisions architecturales, notamment concernant la voûte en berceau refaite en briques de plâtre en 1843, les chapiteaux sculptés et les angelots qui servaient à soutenir des statues.


 

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En repartant vers la porte d’entrée, j’ai découvert des morceaux de fresques sur un bout du bâtiment relié à la tour.


 

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Une visite très agréable donc, avec une guide très soucieuse de bien faire son travail ! Je suis sûre qu’à la fin de l’été elle devait maitriser parfaitement son texte ! De toutes manières je m’en fichais qu’elle lise ou non une fiche, l’important c’est qu’elle y mettait du cœur ! Si elle passe par hasard par ici, je la remercie de son énergie, sa gentillesse et sa gaieté !

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14 septembre 2009

Le château de Cassaigne

Chaque fois que je m’étais rendue à Cassaigne, c’était trop tard pour visiter le château. Mais la dernière escapade par là-bas en compagnie de quelques amis, m’a permis d’entrer enfin dans le château. Je m’attendais peut être à voir plus de choses, mais l’entrée est gratuite et c’est surtout parce qu’il y a à l’intérieur une boutique qui propose entre autres des dégustations.

 

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Le château de Cassaigne est un bâtiment tout à fait intéressant car peu ordinaire. Il est accolé à l’église reconstruite au XVIII e siècle, l’englobant étrangement !  Le château lui-même a été construit au 13 ième siècle sous l’impulstion d’un certain Montassieu de Galard, qui a l’époque était afbbé de Condom. Ce château est ensuite devenu la résidence de campagne des évêques de Condom jusqu’en 1789.

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Si on fait le tour du château on verra qu’il est doté d’une grande terrasse et de deux jolies tours carrées de 12 mètres de hauteur.

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Quand je suis allée le visiter, j’ai découvert en premier la cuisine du XVI siècle, une cuisine que j’ai en photo sur une affiche que j’avais trouvé dans un container de la…décharge ! Non je ne fais pas les poubelles ! J’apportais ce jour là des gravats de ma maison là-bas et j’ai vu cette belle affiche qui trainait au milieu des papiers ! Ni une ni deux, je l’ai récupérée !

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J’ai donc découvert de visu cette fameuse cuisine que l’on dit « Voûtée en cul-de-four » avec tous les objets, ustensiles de cuisine et meubles d’époque !

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J’ai même aperçu les chais de vieillissement d’armagnac, installés  dans une ancienne salle d’armes.En revanche, le château de Cassaigne n’a pas que des épisodes glorieux. A l’époque de Louis XV, Monseigneur d’Anteroches, ultime évêque Condomois, a pris la charpente du château de Larressingle pour la mettre dans sa résidence de Cassaigne… cela a été très désastreux pour le village de Larressingle, dommage...


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Mes balades à Cassaigne (2) : un soir d'automne

Mes balades à Cassaigne (3)


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23 août 2009

La Tour d’Armagnac

Inutile de dire à nouveau qu’Auch n’est pas qu’une cathédrale … J’ai encore tellement à dire et à découvrir sur la préfecture gersoise ! Il est vrai que, chaque fois que je vais dans le centre ville auscitain, je ne peux m’empêcher d’aller faire un tour dans la splendide cathédrale. C’est un très bon remède aux insolations en temps de canicule : vous entrez et non seulement de vous émerveiller, vous vous rafraichissez ! Derrière l’édifice religieux, s’érige un monument impressionnant qui domine encore plus la cité que sa célébrissime cathédrale.

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La Tour d’Armagnac est un des endroits à ne pas rater en Auch. J’aime à l’observer la nuit, grandiose et surgissant comme un phare en pleine mer.

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Marcher tout près provoque une drôle de sensation. On se sent minuscule. C’est qu’avec ses 40 m de haut, elle chatouillerait presque les nuages.

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La tour d’Armagnac a été construite au XIV e siècle sous l’impulsion de l’archevêque d’Auch qui a également songé à lui accoler  ce qui est appelé actuellement le Palais de L’Officialité et Chanoinie, très joli bâtiment orné d’une tour carrée et d’une belle échauguette circulaire. Il parait que les lieux occupaient toute la place Salinis avec entre un cloitre.

 

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« D’Armagnac » ? C’est bel et bien son nom et pourtant elle n’a jamais été la propriété de la célèbre noble famille d’Armagnac. Au départ, c’était une prison dont les 7  étages constituent chacun une cellule. La dernière cellule était permettait d’avoir une vue sur les quatre points cardinaux : qu’il devait être bon d’y être enfermé et de pouvoir admirer les vallons gersois quasiment à 180 degrés et de voir par temps clair, la silhouette des Pyrénées au loin ! Je ne sais pas quand son nom lui a été attribué … J’ai lu le nom de « Tour du Sénéchal d’Armagnac ». Peut-être fût-il l’un des gardiens de la tour ?  Peut être aussi qu’Armagnac fait référence à l’histoire, au territoire, au toponyme ? Allez savoir, il fallait bien un peu de mystère !

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Son rôle de prison a été conservé jusque sous l’ancien régime où elle devient la gardienne des archives épiscopales, mais dès 1792, pendant la terreur elle enferme à nouveau des prisonniers. En 1851, les  opposants du coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte y sont farouchement emprisonnés.


Classée monument historique en 1945, elle est à présent visitable à l’extérieur. Il parait que si l’on travaille dans le tourisme ou le patrimoine, il est possible de trouver une certaine personne qui possède la clé pour nous la faire visiter. Il parait que l’intérieur n’est pas si extraordinaire que ça et colonisé par les pigeons, rien d’étonnant puisque c’est à l’abandon. Par contre, j’adorerais grimper au 7 ème étage pour voir le panorama que l’on a aux quatre coins de l’horizon !

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16 août 2009

Le château de Bellegarde

J’avais lu, dans je ne sais plus quel ouvrage sur le Gers, qu’il y avait un château pas très loin de Masseube : le château de Bellegarde. J’avoue que je n’arrivais pas spécialement à le situer. C’est le 30 Avril 2009, après une balade dans Masseube, que je suis partie au hasard des petites routes campagnardes et que j’ai vu la direction de Bellegarde ! Ni une, ni deux, l’idée de voir le château m’a fait bifurquer par là ! Je me suis garée au bas du village et j’ai marché vers le château, il était un peu caché par la verdure.

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Il n’a rien d’un château fort médiéval comme on aurait pu l’imaginer. C’est un gros bloc en longueur, avec deux tours assez basses, peut être en forme de U, mais je n’ai vu qu’un côté de l’édifice. Il aurait été construit au XVI e siècle et modernisé au XIX è c’est tout ce que je sais…

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En attendant, j’ai vu le félin qui garde les lieux ! Je n’aurais jamais osé m’aventurer dans les jardins !


 

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03 août 2009

Le château de Roquefort.

Nous l’avions aperçu au loin, dominant les collines,  une amie et moi, en passant à Casteljaloux., un jour de Mai. Nous nous étions promis d’aller fureter par là, pour voir de plus près ce château impressionnant, cette grosse tour carrée, large, avec à son sommet une belle charpente apparente sur les côtés.     Alors quelques jours plus tard, alors que nous avions du temps à passer, nous avons décidé de nous perdre sur les petites routes au nord d’Auch, pour trouver ce château. En rejoignant Casteljaloux, nous avons bifurqué sur la gauche et tenté notre chance… C’est là que nous avons eu d’abord la chance de tomber sur le joli château de Puységur. En repartant de là, nous avons repris une petite route qui nous semblait être la bonne, puis avons aperçu notre château tant attendu dans un village nommé "Roquefort" qui n'a rien à voir avec le village du célèbre fromage hein ! En avant toute.

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Commençons par un peu d’histoire.  Ce serait un château « salle/tour » du 13 è siècle qui aurait été acheté par un certain Maurin de Biran, fils de Jean 1er d’Armagnac. Bref, un homme d’une belle lignée de nobles gascons. Malheureusement, jusque environ 1450, les historiens ont eu du mal à démêler l’histoire de ce château de celle du château de Puységur. Il reste dans la famille des Biran, jusqu’à … je ne sais pas exactement quand ! Les informations sont floues ! Par contre on admet que l’aspect du château actuel date bien du XV ième siècle !

Il est bon d’en admirer le côté massif et surtout les mâchicoulis ainsi que le « bois » qui supporte le toit. Nous ne nous sommes pas privées en crapahutant comme nous le pouvions autour du château pour l’apercevoir entre la végétation de son jardin.

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Mais c’est en en repartant, que sur une petite route prise au hasard que nous avons pu mieux l’apercevoir !

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18 juillet 2009

L’escalier Monumental : un sacré chantier auscitain !

Dans le Gers, tout le monde parle de l’escalier monumental, un édifice auscitain à ne pas rater. Je dois avouer que, même si généralement je m’esbaudis facilement des choses que je croise dans le Gers, l’escalier monumental m’a plutôt au départ laissée indifférente. Je ne le trouvais pas particulièrement monumental … J’imaginais peut-être quelque chose de gigantesque, dépassant les limites de la grandeur, cela a pu être la raison de ma déception : « C’est ça, l’escalier monumental ??? »


Mais je n’en connaissais pas l’histoire et je n’ai fait que le descendre sans même me retourner au bout  du compte et constater qu’effectivement, il a des dimensions relativement impressionnantes comme le démontre cette magnifique photo prise par un certain Peter Silberbach en Mai 2002 , publiée sur Cheminsdarles.free.fr (où vous trouverez d’ailleurs des tas de splendides photos prises sur les trajets de Saint-Jacques de Compostelle depuis Arles et de superbes clichés gersois pris par les pêlerins)

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Photo aimablement prêtée par le site http://chemindarles.free.fr/


Vu d’en bas, il est effectivement monumental. Achevé en 1863, il avait pour vocation de relier la haute et la basse ville, en s’ouvrant vers les flots du Gers. 370 marches, de quoi jouer les sportifs ! Mais 370 marches en 6 volées dont 4 doubles volées et 3 paliers ce qui fait que techniquement seules 234 marches sont à gravir. Le fascicule Visiter Auch précise que « pour les cavaliers chevronnés, gravir les 370 marches de cet escalier reste un exploit envié ! ». Rien d’étonnant, à cheval, cela doit paraitre encore plus monumental et plus périlleux !

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Sur l’un des paliers se trouve la statue du fameux d’Artagnan créée par Michelet et érigée en 1931 lors d’une fête gasconne. Je me rends compte maintenant que mon illustration de d’Artagnan devant l’escalier monumental n’est pas très synchronique puisque le célèbre mousquetaire gascon est né en 1610, 253 ans avant la réalisation complète de l’escalier en question.

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Sur le palier supérieur, se trouve, devant un ancienne fontaine, l’Observatoire du temps, une sculpture de Jaume Plensa représentant un énorme texte latin, gravé sur le sol en fonte et racontant le déluge.Classé en 1943, connu et reconnu, le site est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1994. Son architecture inspiré de l’époque renaissante, lui vaut bien de faire partie des plus beaux monuments gersois, il suffit juste de savoir l’observer, le regarder, le parcourir dans son contexte.


En ce moment, vous aurez du mal à le gravir facilement ! Actuellement, l’escalier est en pleine rénovation. Il faut dire que le temps, les dégradations, les mouvements de terrains,  font qu’il n’est plus très sécurisé. La rénovation complète a un coût exorbitant qui s’élève à plus de 6 millions et demi d’euros ! Autant dire que sans mécènes, dons et autres subventions, l’escalier monumental ne sera pas rénové dans l’immédiat !

Depuis le mois de Mars, quelques travaux ont été entamés et des travaux d’envergure ! Il s’agit de rénover tout le bas de l’escalier en remplaçant pierre par pierre les éléments du monument gersois. Les vieilles pierres, issus de carrières  de Rigueupeu sont d’assez mauvaise qualité et provoquent de glissements au niveau des marches et de l’escalier tout entier qui menace de s’écrouler. C’est pourquoi un travail minutieux s’impose  déjà depuis le bas jusqu’au premier palier avec l’installation d’une bonne dalle de béton bien solide ou de nouvelles marches seront posées ou récupérées car certaines marches anciennes sont encore en très bon état. Il est prévu également d’aménager les alentours de l’escalier, avec des jardins, des bancs, histoire de rendre le lieu encore plus convivial.

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A suivre, car je compte bien de temps en temps aller immortaliser l’avancement de ces travaux titanesques !


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Posté par wawaa à 15:27 - Histoire et géographie gersoises - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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