31 juillet 2009
Dans le choeur de la cathédrale d'Auch ...
29 juillet 2009
La foire de La Magdeleine à Saint-Blancard !
Dimanche j’ai eu la chance de me rendre à Saint-Blancard où se déroulait la foire de la Magdeleine. Elle avait commencé la veille par une pièce de théâtre dans la cour d’honneur du Château : c’était Gargantua qui était représenté, mais je ne m’y suis pas rendue.
Vers 14h30 dimanche, nous avons décidé de faire une sortie en famille. Je mourrai d’envie d’y aller tout simplement parce que les événements se déroulaient dans les jardins du sublime château que je n’avais jamais visité. D’autant plus que des jardins, on découvre bien d’autres points de vue du bâtiment.
Permettez-moi pour commencer, de vous raconter à nouveau l’histoire de château (déjà publiée il y a un peu moins d’un an). Bien avant l'actuel château, le site était investi à l'époque gallo-romaine, puis un premier château et une église furent construits au moyen-âge. Saint-Blancard appartient d'abord à Bertrand de Comminges qui la cède en 1276 à Bertrand d'Orbessan qui décide d'un commun accord avec les villageois, de la construction d'un château flambant neuf. Changeant leur nom pour Ornézan, les Orbessan, ou plutôt les Ornézan (non ils ne sont pas compliqués), y resteront jusqu'en 1559 quand la dernière héritière, Jeanne, épousera Armand de Gontaut : ils copulent et fabriquent toi garçons : Charles, Jean et Armand.
Charles, par des ambitions trop excessives, est condamné à mort, par le Parlement, pour avoir comploté contre le Roi Henri IV avec qui , pourtant, ils étaient amis. Je n'ai rien trouvé de particulier sur Jean, qui a du mourir également avant d'avoir une descendance. L'héritage revient donc à Armand qui épouse en 1615, Jeanne Hippolyte de Lauzières. Le château reste un bon moment entre les mains de leurs descendants.
En 1959, l'un des descendants, Armand de Gontaut-Biron - c'est un peu comme Godefroy de Montmirail, ils ont tous le même nom-, vend le château à un couple en 1959 : ils fondent une clinique de repos qui fermera en 1989. C'est un an plus tard que le château sera vendu à des acheteurs britanniques qui viendront rarement. Le château menaçant de tomber en ruine, les habitants décident de monter une association pour assurer l'entretien du parc et de l'édifice.
Visitons ! Visitons !
Me voilà donc enfin au pied même de ce magnifique château, pouvant observer les tours, me sentir bien petite et admirer la grandeur de l’édifice.
Le parc était plein de vie. Plein de gens. Plein d’enfants. Plein de marchands : des brocanteurs, de marchands et de particuliers qui cherchaient à vendre le contenu de leurs placards, leurs greniers.
L’art s’était invité à la fête. Des peintres exposaient. J’ai particulièrement été charmée par les œuvres d’un(e) artiste qui reproduisait des tas de paysages gersois et notamment ce magnifique tableau représentant la tour porte de Montaut-les-Créneaux en plein marché aux fleurs. 550 euros cela vaut bien son prix vu la qualité du tableau, malheureusement, je ne peux m’offrir cela !
Un peu plus loin, j’ai enfin pu découvrir l’envers du décor, l’autre côté du château, la cour du château. Je me suis empressée de courir voir tout ça de plus près. Entre la petite tour crénelée qui ornait le mur, les sculptures murales sous et par-dessus les fenêtres, ce n’était que du bonheur pour mes petits yeux passionnés par les merveilles gersoises !
Il me démangeait vraiment de visiter l’intérieur du château. Mais il n’était pas ouvert au public. De toutes manières, comme il a été un temps transformé en maison de repos, j’ose présumer que l’intérieur n’est plus trop d’époque cela reste à voir !
En cheminant dans le vide-grenier, nous sommes tombés sur ce que j’ai supposé être les écuries du château. Un magnifique assemblage de brique, de pierres, de colombages !
Après avoir assisté ensuite, à un spectacle donné par les Baladins Gersois, danseurs folkloriques gascons dont je vous reparlerai plus particulièrement, nous nous sommes séparés quelques minutes. Les uns parcouraient le marché.
J’avais décidé de m’incruster autour du château. J’en ai donc fait le tour, entre les remparts (construits eux au XX e siècle pour donner un aspect encore plus médiéval au village !) et le château lui-même. En tout premier lieu, je me suis retrouvée au pied de la Tour de la vierge, ainsi nommée probablement en raison du fait qu’en son sommet, une vierge Marie est installée.
C’était encore là une nouvelle facette du château qui s’offrait à moi ! Des tours, des portes, des ponts de bois, dans la verdure. Quel bonheur pour moi !
J’ai retrouvé ensuite la grande tour carrée et sa jolie tourelle, aperçue entre les arbres du jardin. Je suis revenue de cette escapade absolument ravie. Ayant croisé mon papa à mon retour nous avons rejoint le reste de la famille. Ca tombait bien, le groupe « Les cors du Madiran » s’étaient installés. J’y reviendrai également. Ils devaient avoir chaud par ce soleil cuisant avec leurs beaux costumes !
Pour finir, j’ai proposé à tout le monde de refaire le tour du château avec moi pour qu’ils puissent en voir toute la beauté, sous tous les angles ! J’ai remarqué alors, sur le mur de la grande tour carrée, une gravure avec des blasons, dont je n’ai pas encore trouvé la symbolique et la signification.
Nous ne sommes pas restés au repas organisé le soir même, l’an prochain, peut-être car le château doit être très joli à voir de nuit ! En attendant, cette magnifique construction ne doit pas être abandonnée et tomber en ruine. Ce serait tellement dommage de perdre un si beau patrimoine.
27 juillet 2009
L'envol des hirondelles

Une petite photo prise dimanche matin, en marchant avec Mon tonton et ma Tatie autour d'Arrouède. Je voulais les prendre en photos alors qu'elles stationnaient paisiblement sur le câble. Et au moment où j'ai cliqué, certaines se sont envolés.
Le blog somnole encore un peu, mais je vous prépare un bel article sur le château de Saint-Blancard, dont j'ai pu visiter les jardins. Un régal !
24 juillet 2009
« Randonnette » dominicale autour d’Arrouède !
Ce n’est pas la première fois que je vous présente cet agréable petit parcours, puisqu’à deux reprises, j’étais déjà passé dans les environs ! Mais d’une saison à l’autre les paysages changent et surtout, j’avais envie de marcher un peu, mais pas trop, prendre l’air, sans partir à 50 km de la maison.
En partant vers 9h00 j’ai salué Papaye, la petite chatte de la maison qui se reposait sur une fenêtre du bâtiment endommagé par la tempête de janvier.
Puis je suis partie derrière la maison, vers les champs colorés. Le temps était clair sur les Pyrénées, le Pic du Midi était visible à l’horizon, encore parsemé de rares névés.
J’ai marché au milieu des champs de tournesols. Le village n’est entouré que de ça en ce moment, c’est flamboyant, lumineux, joli.
En chemin, sur les fleurs qui bordaient la petite route, un joli papillon butinait un peu de nectar.
Et toujours ces tournesols ! Comme dirait mon amie québécoise : «C’est joli les champs de tournesol ! J’adore les champs de tournesols ! ».
J’ai traversé la route, pris une route sur la droite et de là le panorama était tout à fait succulent. La blondeur des champs de blés moissonnés et des ballots de paille, la gaité des tournesols et l’immensité du Pic du Midi dans un ciel bleu moutonneux me ravirent.
C’est le temps des ballots de paille ! Il en pousse ici et là, en rangée, seuls, éparpillés !
Continuant sur une route sur la gauche, je me suis retrouvée entre champ de maïs et vignoble. Car oui, apparemment, à Arrouède il y a un petit vignoble !
Entre les rangées de vignes, j’apercevais le clocher du village. Il me tarde de repasser par là, quand les tournesols qui poussent juste devant seront fleuris !
J’ai continué sur ma route. Retrouvé cette vieille maison à colombage, en ruine, devant cette petite mare d’eau. J’aime cet endroit, je ne sais pas pourquoi.
Au croisement suivant, j’ai choisi de redescendre un peu vers une vieille grange que j’aime toujours aller voir. Elle était couverte de verdure.
J’ai fait demi-tour, pour reprendre le chemin prévu. De là, j’apercevais les Pyrénées ainsi que le château d’eau, et le clocher de Mont d’Astarac.
J’aime beaucoup les alignements de ballots de paille dans la verdure. J’ai souvent envie d’aller m’y poser, m’appuyer sur l’un d’entre eux et rester là, au soleil.
Quelques petits bois, forêt miniatures, surgissent merveilleusement entre les champs.
En tournant vers Arrouède, ce sont les chardons qui ont attiré mon attention. Il piquent, mais ils sont bien jolis à ainsi tenter d’atteindre l’azur des cieux.
Un champ de maïs, puis le clocher de l’église sont apparus. Je me suis engouffrée dans la rue du village.
En me retournant, j’ai pris le temps d’observer une magnifique maison à colombages.
En prenant la route qui mène à chez moi, j’ai croisé ce petit balconnet que jusque là je n’avais jamais vu !
Puis un peu plus loin, le vieux mur derrière chez moi, entouré de soleils plantés en terre !
J’ai traversé la route, sauté par-dessus le fossé, et ai pu admirer une dernière fois les fameux tournesols, derrière lesquels Arrouède resplendissait !
Articles associés :
D’Arrouède à Cabas-Loumassès
Balade autour d'Arrouède, le premier jour de l'an 2009 !
21 juillet 2009
Gersicotti Gersicotta au ralenti ...
Juste pour quelques jours, le blog va être un peu mou. La reprise du boulot après trois semaines de folie et un petit souci de santé ont fait que je traine une fatigue assez difficile à évacuer. Pour l'heure, je vous laisse tout le loisir de fouiller les archives pendant que je me repose !
Mais sachez que très bientôt, je vous raconterai mon petit tour dominical autour d'Arrouède à travers les champs de tournesols et de Maïs, je vous parlerai de ma visite du château de Cassaigne, d'une randonnée alentours de l'abbaye de Flaran, mais aussi de la sublime église fortifiée de Mouchan et de tant et tant encore !
A très bientôt et bon Gers à tous !
19 juillet 2009
Le feu d’artifice d'Auch !
Mardi soir, j’ai réussi à me laisser convaincre d’aller au feu d’artifice à Auch par ma meilleure amie Laetitia, j’étais en plus accompagnée de trois de mes amis. Après un petit repas bien sympathique dans le studio de mademoiselle Laeti, nous nous sommes engouffrés sur les berges du Gers… littéralement bondées de monde ! Nous n’avons donc pas pu nous installé exactement en face du feu d’artifice mais nous avions une très belle vue sur la tour d’Armagnac qui transperçait la nuit !
Les premières fusées furent envoyées. C’est à ce moment précis que les gens expriment leur contentement par des « HAAAAA » ou des « HOOOO ». Au dessus des flots gersois, je dois avouer que c’était bien joli. Entre nous et les fusées, un pont coupait un peu le spectacle tout en lui donnant en même temps un certain charme.
Des couleurs et des lumières à profusion dans le ciel de nuit gersois et quelques applaudissements de temps en temps.
L’eau du Gers miroitait les multiples couleurs des feux qui volaient.
J’avoue avoir trouvé tout cela un peu court, mais c’était quand même bien joli à voir !
18 juillet 2009
L’escalier Monumental : un sacré chantier auscitain !
Dans le Gers, tout le monde parle de l’escalier monumental, un édifice auscitain à ne pas rater. Je dois avouer que, même si généralement je m’esbaudis facilement des choses que je croise dans le Gers, l’escalier monumental m’a plutôt au départ laissée indifférente. Je ne le trouvais pas particulièrement monumental … J’imaginais peut-être quelque chose de gigantesque, dépassant les limites de la grandeur, cela a pu être la raison de ma déception : « C’est ça, l’escalier monumental ??? »
Mais je n’en connaissais pas l’histoire et je n’ai fait que le descendre sans même me retourner au bout du compte et constater qu’effectivement, il a des dimensions relativement impressionnantes comme le démontre cette magnifique photo prise par un certain Peter Silberbach en Mai 2002 , publiée sur Cheminsdarles.free.fr (où vous trouverez d’ailleurs des tas de splendides photos prises sur les trajets de Saint-Jacques de Compostelle depuis Arles et de superbes clichés gersois pris par les pêlerins)

Photo aimablement prêtée par le site http://chemindarles.free.fr/
Vu d’en bas, il est effectivement monumental. Achevé en 1863, il avait pour vocation de relier la haute et la basse ville, en s’ouvrant vers les flots du Gers. 370 marches, de quoi jouer les sportifs ! Mais 370 marches en 6 volées dont 4 doubles volées et 3 paliers ce qui fait que techniquement seules 234 marches sont à gravir. Le fascicule Visiter Auch précise que « pour les cavaliers chevronnés, gravir les 370 marches de cet escalier reste un exploit envié ! ». Rien d’étonnant, à cheval, cela doit paraitre encore plus monumental et plus périlleux !
Sur l’un des paliers se trouve la statue du fameux d’Artagnan créée par Michelet et érigée en 1931 lors d’une fête gasconne. Je me rends compte maintenant que mon illustration de d’Artagnan devant l’escalier monumental n’est pas très synchronique puisque le célèbre mousquetaire gascon est né en 1610, 253 ans avant la réalisation complète de l’escalier en question.
Sur le palier supérieur, se trouve, devant un ancienne fontaine, l’Observatoire du temps, une sculpture de Jaume Plensa représentant un énorme texte latin, gravé sur le sol en fonte et racontant le déluge.Classé en 1943, connu et reconnu, le site est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1994. Son architecture inspiré de l’époque renaissante, lui vaut bien de faire partie des plus beaux monuments gersois, il suffit juste de savoir l’observer, le regarder, le parcourir dans son contexte.
En ce moment, vous aurez du mal à le gravir facilement ! Actuellement, l’escalier est en pleine rénovation. Il faut dire que le temps, les dégradations, les mouvements de terrains, font qu’il n’est plus très sécurisé. La rénovation complète a un coût exorbitant qui s’élève à plus de 6 millions et demi d’euros ! Autant dire que sans mécènes, dons et autres subventions, l’escalier monumental ne sera pas rénové dans l’immédiat !
Depuis le mois de Mars, quelques travaux ont été entamés et des travaux d’envergure ! Il s’agit de rénover tout le bas de l’escalier en remplaçant pierre par pierre les éléments du monument gersois. Les vieilles pierres, issus de carrières de Rigueupeu sont d’assez mauvaise qualité et provoquent de glissements au niveau des marches et de l’escalier tout entier qui menace de s’écrouler. C’est pourquoi un travail minutieux s’impose déjà depuis le bas jusqu’au premier palier avec l’installation d’une bonne dalle de béton bien solide ou de nouvelles marches seront posées ou récupérées car certaines marches anciennes sont encore en très bon état. Il est prévu également d’aménager les alentours de l’escalier, avec des jardins, des bancs, histoire de rendre le lieu encore plus convivial.
A suivre, car je compte bien de temps en temps aller immortaliser l’avancement de ces travaux titanesques !
Articles associés :
La maison Fédel : un chef-d'œuvre architectural auscitain !
Quelques petits coins auscitains
Auch, la ville Amie des enfants !
Le jardin des saveurs (hôtel de France)
17 juillet 2009
Vue sur Cassaigne...
Gersicotti Gersicotta est en pause jusqu'à demain, après demain ou encore après après demain, je ne sais pas trop. Un petit souci de santé sans gravité m'a obligée à prendre des substances calmantes qui m'ensuquent et j'ai beaucoup de mal à écrire ! En plus de ça, mon appareil photo est en réparation ! Bref, sachez quand même que j'ai une belle liste d'idées d'articles que je compte bien mettre en place dès le retour de mes neurones !
14 juillet 2009
Croix à Boucagnères.
Au détour d'un vide-grenier, une jolie croix était sur mon chemin. Des arabesques, un visage au centre, entouré de rayon du soleil, un ange, le christ ou un autre personnage biblique célèbre, qu'en sais-je. En revanche, je ne me souviens plus de la date de la croix, par contre, il me semble que son socle était aussi le monument aux morts de la seconde guerre mondiale du village.
13 juillet 2009
Mirepoix ?
Ce toponyme, je le trouve très musical, très joli et pour une fois, je ne me suis pas trompée lorsque j’ai tenté sans documentation, d’en deviner l’origine.
Je me suis rappelé d’une visite guidée à Sarlat, non pas dans le Gers, mais dans la magnifique Dordogne et des commentaires apportés par la guide concernant les « puech » probablement à propos d’un village environnant. « Puech » veut dire « la colline, le mont », c’est un terme très répandu en France et notamment dans le Sud Ouest mais qui connait de nombreuses variations selon l’évolution qu’ont subit les patois dans les diverses vallées. On obtient ainsi pour la même signification, les particules « Puech », « Puy », « Puis », « Poutge », « puch », « pey », « pouy », « poix »…
Sur le territoire gersois, pour le moment, j’ai noté la présence de « Puy » (Puységur par exemple) , « Poutge » (Saint-Jean Poutge), « Puj » (pujaudran), «Pouy » (Pouylebon), … et pour Mirepoix, aucun doute ne subsistait, « poix » voulait dire la même chose.
Il était donc facile de deviner que « Mirepoix » est le village qui « regarde de la colline ». J’ai évidemment vérifié mon hypothèse dans les livres. Les documents consultés prétendent que « Poix » est l’altération de « peig » ou « pech », signifiant « sommet ».
Rien d’étonnant quand on sait que Mirepoix est construit sur un plateau collinaire, à la faible altitude de 150m, mais qui permet d’avoir un panorama sur les vallons voisins et de les observer à sa guise !
Article associé :
Le château de Mirepoix


























































