28 décembre 2008
Ruines égarées...

Ruines sur une colline entre Tillac et Marciac.
26 décembre 2008
Il neige gersois !
Rien ne pouvait me faire plus plaisir que de voir de gros flocons de neige aujourd'hui. Je ne sais pas expliquer pourquoi. En règle générale, j'ai plutôt tendance à ne pas trop aimer la neige, c'est dangereux sur la route pour aller au boulot, c'est froid, ça glisse. Et puis là, je trouvais ça beau, ces gros flocons épais qui s'abattaient sur nous. Ca n'a pas duré longtemps, hélas, mais j'ai pu en profiter un peu en allant me promener pendant l'averse de neige. J'ai d'abord pris le partie de ne pas trop m'aventurer dans le froid et de me contenter de jeter un œil par la porte d'entrée. Aussitôt sortie aussitôt rentrée ! Il ne faisait vraiment pas chaud.
Une demi-heure plus tard les flocons sont un peu plus gros. Le sol commence à délicatement se tapisser d'un léger manteau blanc. Je refais une brève apparition à l'extérieur. Je passe la main pour sentir les flocons de neige s'écraser dans ma paume. Je me sens comme une petite fille ayant fait une formidable découverte.
Encore une demi-heure après, quand les flocons sont encore épais et cotonneux, je décide de me vêtir un peu plus chaudement - pull, polaire, écharpe et k-way- de chausser mes chaussures de randonnée montantes et qui ne glissent pas, de prendre avec moi un bâton de rando pour limiter les potentielles chutes (depuis mon accident de voiture, dont je n'ai pas parlé ici, j'ai un tibia capricieux) et d'aller immortaliser un peu ce paysage hivernale qui serait de toute manière éphémère. Autant en profiter tant qu'il en est encore temps.
C'est donc aux alentours de mon petit village, situé sur une colline à environs 300 m d'altitude que j'ai gambadé une petite heure pour profiter de l'or blanc des cieux. En sortant, les flocons tombaient en trombe.
Dès mes premiers pas craquetant dans le centimètre de neige au sol, les vieux outils agricoles me paraissaient bien plus jolis dans cet univers blanc.
Les écuries voisines se perdaient dans le ciel de coton couvertes d'amas de flocons. Un régal.
Derrière la maison, le champ n'arborait plus de couleur verdâtre ou jaunie par l'automne précédent. Il était blanc ici, blanc là, blanc partout. Blanc blanc blanc !
J'ai beaucoup aimé voir la fermette en ruine derrière chez moi sous la neige. Je suis restée un moment plantée là à regarder simplement.
Les champs tout autour étaient eux aussi, tout blanc ! Blanc comme neige ! Enneigé de blanc ! D'un peu plus près, la neige paraissait être une fine poudre délicatement déposée sur les végétaux.
Et les arbres ? Ces arbres complètement dénudés par la saison hivernale, revêtus tout à coup d'un châle neigeux sur chacune de leur branche…
J'ai continué ma balade vers le mur dont je vous avais déjà parlé. Ce mur qui en probablement vu des neiges tomber depuis que sa première pierre fût posée.
J'ai continué sur le petit chemin en zigzaguant joyeusement sur le tapis neigeux. Je voulais grimper jusqu'au clocher du village.
Chemin faisant, un petit ruisseau qui traversait la neige, un arbre et son gui ont retenu mon attention.
Puis non loin de là, j'ai remarqué que les haies de cyprès protégeait de longs pan d'herbe verdoyante. C'est au milieu de l'un de ces pans de verdure que s'établissait une droite coulée de neige, comme une avalanche inattendue.
En arrivant aux abords de mon village, une petite croix en fer forgée et un vieux puits hébergeaient aussi de la neige.
Les jardins arborés étaient encore plus jolis couverts de neige ! C'est beau !
Je me dirige vers l'église du village, affamée de voir le clocher dans un manteau neigeux. Je m'émerveille plusieurs fois. C'est vraiment joli mon village sous la neige !
En repartant chez moi, encore quelques arbres aux branchages enneigés m'attendaient, la neige reproduisant avec précision chacun de leurs tournants et arabesques.
Le petit portail rouge de la maison, dont nous ne nous servons pas, avait bien plus de charme que d'habitude. Malheureusement la buée a envahi mon objectif au moment je voulais jouer les artistes hivernales.
Enfin, en revenant chez moi par l'autre côté, j'ai sourit en voyant toutes les volailles planquées sous un abri de fortune. Après la poule mouillée, la poule enneigée ?
L'hiver Gersois, j'adore !
25 décembre 2008
[Où trouver du foie gras dans le Gers ?] Chez la Famille Peres !
Pour le repas de Noël ma maman voulait nous faire des foies gras en terrine comme elle sait si bien les faire. Il a donc fallu aller chercher un foie gras frais quelque part dans le Gers. Et ce quelque part c'était à Saint Michel dans le Sud ouest du département, tout près de Mielan. Il y a d'ailleurs là-bas un très joli clocher.
Plus précisément, le foie gras frais nous attendait un peu plus loin que le village, à 1 km 5 en direction de Mielan chez la Famille Peres installée dans une très grande exploitation et dont le petit commerce gastronomique se fait dans une petite boutique installée dans une ferme campagnarde charmante appelée également "La ferme de la patte d'oie".
Avant d'accéder à la boutique on traverse les diverses parties de cette très vaste exploitation : grandes pâtures ou courent les canards, champs de blé et de maïs et divers bâtiments tel que la poussinière, la salle de gavage, divers hangars de réserve, la conserverie et la boutique.
Quoiqu'on pense du gavage et de l'élaboration du foie gras, les canards ont à leur disposition pour gambader de vaste prairie d'herbe naturelle. L'exploitation se suffit à elle-même puisque les animaux sont nourris à partir des productions céréalières et les animaux sont sous la protection de haies sauvages tout autour de leurs espaces de vie. Les lisiers et fumiers sont utilisés pour les cultures. La boucle est bouclée, et c'est également plutôt écologique ! L'exploitation s'est d'ailleurs vue récompensée du 4 e prix National de l'Agriculture raisonnée. Et pour couronner le tout, depuis 2 ans, la conserverie possède un système de traitement des eaux usées. Rien n'est laissé au hasard.
Nous avons été très satisfaits de notre foie gras, même si le talent culinaire de ma maman est incontestable. Mais je vous parlerai de sa recette ultérieurement. En attendant, la boutique de la Famille Peres vous attend à Saint-Michel, à la sortie du village, en direction de Mielan sur votre gauche. Elle est inratable avec ses grandes prairies pleines de palmipèdes et ses réserves de grain !
Pour en savoir plus :
Site web : http://www.fermedelapattedoie.com/
Téléphone fixe: 05 62 67 01 10
Téléphone Mobile : 06 08 09 45 59
Courriel : pattedoie.peres@wanadoo.fr
24 décembre 2008
Joyeux Noël Gascon !
Gersicotti Gersicotta vous souhaite un très joyeux Noël gascon !
Crèche dans la Collégiale de L'Isle-Jourdain (Gers)
Porte décorée à Tillac (Gers)
Sapins sur la place de Marciac (Gers)
Clocher illuminé à Molas (Haute-Garonne)
Eglise de Boulogne sur Gesse (Haute-Garonne)
Père Noël à Masseube (Gers)
23 décembre 2008
Tillac sous la pluie !
Mercredi dernier, avec une amie, on s'est motivée pour aller faire un tour l'après-midi. Depuis un bon moment je voulais aller voir Tillac et ses fortifications, mais j'avais toujours remis la visite pour diverses raisons. Cette fois, je n'avais pas envie d'y renoncer, même si le temps pluvieux se confirmait. Vaille que vaille, parties dans ma petite voiture, nous avons créé notre parcours gersois improvisé : passage d'abord à Saint-Michel, puis à Miélan, ensuite à Tillac, à Marciac et au retour petit arrêt à Saint-Arroman. Mais pour l'heure c'est sur le charmant village de Tillac que je vais m'attarder.
Arrivées au village, il ne pleuvait plus. Nous n'avions pas de parapluie et peu importe. Dès notre entrée dans le village nous avons découvert une première tour, ancienne porte fortifiée au vu des formes d'arc gothique présents dans les et qui semblent avoir été rebouchés.
Nous nous sommes ensuite dirigées vers le village. L'église, les couverts et leur colombages, et la tour-porte du fond nous attendaient.
Mon amie a tenté de pousser la porte de l'église. Oh surprise ! C'était en train d'être repeint ! Le monsieur nous y a laissé entrer et nous avons été fort agréablement surprise par l'intérieur boisé de l'église dans laquelle on se sentait plutôt dans une ambiance de chalet montagnard.
Nous avons ensuite cheminé vers les couverts et leurs colombages. La pluie recommençait à tomber, les pierres étaient humides. C'est quand même d'agréables façades colorées qui nous ont accueillies. Nous voulions rejoindre la tour-porte à trois murs du fond.
Réfugiées sous les couverts pour nous abriter, nous avons découvert une porte mignonne avec des cœurs, une autre avec des décorations de Noël ainsi que la charpente des couverts.
Un peu plus loin, un grand puits près d'un bâtiment de 1776 devançait la cour d'un restaurant.
Une fois passée l'autre porte, en nous retournant nous avons pu admirer tout ce que nous avions laissé derrière nous.
La façade de cette autre porte présentait une cloche et une horloge. Face à elle, un chapiteau nous a abritées : là nous pouvions l'admirer d'un peu plus loin, dans sa totalité.
La pluie est devenue battante. Nous avons donc couru jusqu'à la voiture en revenant vers la première tour. Malgré l'averse, nous n'avons pas regretté notre visite, Tillac est un village fortifié vraiment magnifique. A refaire au soleil, pour en profiter autrement !
22 décembre 2008
Un peu de maïs...
18 décembre 2008
La Collégiale de La Romieu (1) : Un peu d'histoire.
Le village sublime de La Romieu se situe tout au nord du Gers, entre la vallée de l'Auvignon et celle du Gers. Là-bas surgit une magnifique collégiale à visiter impérativement si vous passez par le Gers ! J'ai décidé de vous présenter cette collégiale en plusieurs épisodes : un épisode basé sur un résumé de son histoire , un épisode consacré à la visite de ce magnifique édifice, et éventuellement plusieurs petits épisodes qui s'attarderont sur des éléments particuliers du monument du village ou vécut la petite Angeline. Il y a tant à dire !
La Collégiale serait le fruit d'un certain Arnaud d'Aux. La légende raconte qu'il était fils de petites gens et qu'il fût enlevé par un riche seigneur passant dans le village. Devenu riche prélat, il est revenu dans son village dans un habit de pèlerin : hébergé par sa mère biologique, qui en lui lavant les pieds comme le voulait la coutume, reconnu le sixième orteil qu'il avait et donc le fils qu'on lui avait jadis volé. Il fit son chemin au sein de l'Eglise, fût nommé Evêque de Poitiers, puis d'Albano en Italie et enfin Cardinal. Il songe à établir une fondation dans son village natal, à La Romieu. C'est en 1314 qu'il lance son projet alors que le village est sous domination Anglaise et ce n'est pas plus mal car le roi d'Angleterre lui reversera en 1314, alors que jusque là , le cardinal avait récolté ce qu'il avait pu, la totalité de la collecte des impôts pour la construction de la collégiale. Les travaux commencent à ce moment là.
Arnaud d'Aux entre temps rachète le prieuré bénédictin de L'abbaye Saint-Victor-de Marseille et le rattache à la nouvelle collégiale Saint-Pierre de La Romieu et fonde un chapitre composé de 14 chanoines. L'église est par la suite dotée d'un cloitre et est terminée en 1320. Un nouveau cloître est envisagé par le cardinal, mais il meurt vers 1321 et n'en verra pas les finitions.
Il repose aujourd'hui dans un enfeu de la collégiale en compagnie de ses trois neveux. Il avait eu pour coutume de donner beaucoup à sa communauté de chanoines en la pourvoyant de terre et en lui faisant hériter des morceaux de son propre domaine. Il avait à cœur que ses neveux et sa famille fassent de même. Ainsi , en 1357, Fort d'Aux donne à la communauté, ou "chapitre", l'hôpital Saint-Jacques. La même année Jean D'Aux amoindrit la communauté qui ne compte plus qu'une dizaine de chanoines. Le passage des protestants en 1575 changent la donne et le village en souffre. Après cette période compliquée, la collégiale subit quelques changements : l'église est repeinte, les verrières sont murées et les étages du cloitre sont rasés. A la révolution française, il ne reste que très peu de chanoine, une grande partie des archives est malheureusement brûlée.
Il nous reste aujourd'hui cette magnifique collégiale que j'ai eu le plaisir de visiter, mais ça je vous le raconterai ultérieurement !
Champignon de Décembre
17 décembre 2008
Paysage campagnard hivernal
15 décembre 2008
Croix à Faget-Abbatial
Avant de visiter en septembre, l'église de Faget-Abbatial, j'ai trouvé sur une placette, en face de l'entrée de l'édifice, une croix en fer forgée toute mignonne. Simplicité et beauté en font son charme !


























































